Député au Grand Conseil

Une nouvelle loi sur les taxis pour Genève!

Une nouvelle loi sur les taxis pour Genève!

04/06/14

Il était temps ! C’est que la loi sur les taxis n’est de loin pas une mince affaire : le sujet est complexe, pour plusieurs raisons. Les milieux professionnels ne sont pas fédérés et cela ne facilite pas la mise en place d’une loi répondant à tous les besoins. Le droit supérieur est contraignant et il faut donc en tenir compte. Finalement, les spécificités liées à notre territoire (problèmes transfrontaliers et zone aéroportuaire) viennent accentuer certains problèmes.

Pourquoi donc avons-nous favorisé un nouveau projet de loi ? Le législateur a constaté que non seulement l’ancienne loi n’était pas appliquée, que sa lecture était compliquée (ce qui ne facilite pas son application) et que le fait qu’elle soit régulièrement attaquée devant les tribunaux pour, notamment, le non-respect du droit supérieur ou d’autres lois posait un sérieux problème. Alors quand les racines sont pourries, il convient de les couper !

 

Qu’est-ce que cela va changer pour les usagers, me direz-vous ? Cette nouvelle loi se fixe un objectif cardinal : se préoccuper des usagers en assurant un service de qualité.

Une catégorie de taxis de service public et une centrale unique permettront aux usagers d’être mieux servis. En effet, la centrale unique disposera d’un seul numéro d’appel et une disponibilité minimale de véhicules devra être assurée. Les véhicules devront obligatoirement être équipés d’un quittancier automatique, d’un système de paiement par carte de crédit et d’un système de géolocalisation.

Ils seront également dotés d’un signe distinctif permettant clairement de les identifier comme appartenant à la centrale unique.

La loi incite par ailleurs les chauffeurs à se doter de véhicules propres, ce qui favorisera le renouvellement de la flotte avec des véhicules plus modernes.

 

Quant aux chauffeurs, ils devront avoir des connaissances linguistiques accrues tant en français qu’en anglais et recevront une formation liée au comportement et à l’accueil de la clientèle. Ils devront accepter toutes les courses. La carte professionnelle du chauffeur devra également être en tout temps visible afin qu’il puisse être identifié par le client.

 

La loi traite bien entendu d’autres aspects plus techniques liés à la profession elle-même, mais un travail de plus d’une année dans une commission dédiée à ce sujet et présidée par votre serviteur a été nécessaire afin de pouvoir discuter chaque détail, y compris le problème des sièges enfants ou la prise en charge des personnes handicapées.

Cette loi a été acceptée par une très large majorité du Grand Conseil et je me réjouis de la voir appliquée dans l’espoir que ce véritable « serpent de mer » qu’est le sujet des taxis genevois trouve enfin une issue favorable.

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